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mardi 6 mars 2018
"The Kricket Series T3 : De sombres étoiles" - Amy A Bartol
Merci NetGalley et AmazonCrossing pour cette belle découverte.
D'Amy A. Bartol, édition Amazon Crossing, 2016, Young Adult, Fantastique, Science Fiction.
Résumé :
Kyon Ensin dispose enfin de celle qu’il convoite depuis toujours : la prêtresse Kricket Hollowell, capable de prédire le futur. Avec elle, son pouvoir est inégalable et il peut régner en maître sur Éthar. Mais Kricket est fermement décidée à mener sa vie comme elle l’entend, aux côtés de Trey Allairis, son grand amour, et refuse de porter la couronne que veut lui imposer Kyon.
Au cœur de la guerre pour la domination d’Éthar et face au terrible clan Alameeda, qui nourrit les plus sinistres projets à son égard, Kricket ne peut se fier à personne. Pas même à Astrid, sa propre sœur.
Dans ce chaos, alors que la prophétie annoncée par sa mère semble sur le point de s’accomplir, Kricket – armée de la seule certitude qu’elle ne peut compter que sur elle-même – va devoir plonger dans un monde tourmenté pour tenter de changer son destin.
Mon avis :
Je vous ai présenté les premiers tomes "Sous d'autres étoiles" et "Une mer d'étoiles". En terminant l'histoire, j'ai senti de l'énervement, de l'impatience, de l'incompréhension et l'envie de dire à l'auteur qu'elle avait tord d'achever ainsi cette trilogie. Je n'ai pas compris tout de suite. Il a fallu digérer la lecture et y penser posément. C'est aussi ce que je recherche en lisant des livres : que les mots de l'auteur me heurte, me pousse et m'embarque dans une aventure dans laquelle je n'aurais pas penser aller. Amy A. Bartol a réussi !
Apparemment, malgré le souhait de plusieurs lecteurs, il n'y aura pas de tome 4. Mais sait-on jamais... ?
Kricket sera prise au piège des Alameeda. Kyon est parvenu à la piéger et la retient captive dans un endroit tenu secret, s'apparentant davantage à une forteresse bien armée qu'une résidence paisible. Durant cette captivité, Kricket sera prise par de nouvelles visions leur permettant de garder la vie sauve. Mais elle fera aussi face à une réalité qui l'effraie : elle sait qu'il faut qu'elle ne compte que sur elle pour choisir son destin et ne plus être esclave de la prophétie vu par sa défunte mère. Un nouveau groupe se joint à la bataille : des hommes, fils d'une mère prêtresse et d'un père d'une autre maison, qui étaient d'abord voué à la mort. Ils ce cesseront de vouloir sauver Astrid, la sœur de Kricket. Se sachant seule, cette dernière fera son possible pour choisir son propre destin.
Je me rends compte d'une chose. Sans qu'il s'agisse d'un coup de cœur, cette trilogie me laisse un goût étrange : je critique les choix que font les personnages, car au fond, c'est l'histoire qui m'interpelle car je m'en suis imprégnée. A la fin de l'histoire, je ne comprenais pas pourquoi l'auteur a fait ces choix, j'espérais lire autre chose. Avec le recul, je me dis simplement que c'était le plus sage de choisir cette fin. L'histoire reste ouverte et nous permet d'imaginer la suite sans forcément avoir besoin de réécrire la fin de ce tome. Perception étrange, je m'en doute, mais cette histoire m'a troublée plus que je ne l'aurais pensé. Je suis vraiment étonnée d'avoir été autant prise par l'intrigue !
Le comportement de Kricket, sans parler de maturité, s'endurcit malgré tout dans les décisions qu'elle choisit de prendre, mais révèle également des facettes complexes des sentiments. Lors de la captivité, la relation entre Kyon et Kricket est à la fois surréaliste, mais se rapproche légèrement du syndrome de Stockolm. Kricket se demandera par ailleurs si les événements auraient été différents si Kyon l'avaient retrouvé le premier.
Le rythme est toujours aussi soutenu. J'apprécié le franc-parler de Kricket, sa ruse et sa débrouillardise. Les scènes de combat sont très visuelles et on se représente facilement les scènes. On replonge dans la sphère politique via les explications de Kyon et ce que connaîtra Kricket de la société Alameeda. Mais elle découvrira également qu'un visage ami peut se cacher parfois dans l'obscurité. Les lecteurs comprendront la référence.
Les personnages sont si différents, Amy A. Bartol a su faire ressortir leur personnalité sans qu'on ressente une ressemblance quelconque, pour moi qui ne lit pas ce style littéraire. J'ai apprécié leurs différence, j'ai apprécié ce monde finement travaillé où tout semblait si réaliste.
Au final, cette trilogie fut haletante, captivante, et j'ai eu le plaisir de la découvrir tome après tome ma curiosité ayant été titillée dès le départ. La lecture est fluide, et même si des éléments m'ont déplu, l'ensemble de l'œuvre est très intéressante. Je retiens surtout la figure forte de Kricket, les choix audacieux qu'elle prend et surtout cette conviction intérieure qu'elle ne peut compter que sur ses propres forces. J'aimerais dire que c'est sa fragilité, mais cela reflète surtout une force intérieure incroyable. Une trilogie qui mérite les récompenses reçues à l'étranger. Je vous invite à vous faire votre propre avis, mais je serais terriblement curieuse de savoir si vous avez ressenti la même chose que moi en achevant l'histoire.
En bref :
Un tome rythmé qui répond aux nombreuses interrogations crées par la lecture des précédents tomes. Une lecture savoureuse pour qui a envie de plonger dans un autre monde et s'évader. Une figure de jeune femme forte qui ne se soumet pas et qui choisit de tracer son propre destin ! J'adhère !
mercredi 25 octobre 2017
"Jeff Madison et la malédiction de Drakwood - Tome 2" - Bernice Fischer
Merci Laure Valentin pour m'avoir permis de me replonger dans cette aventure.
De Bernice Fischer, traduit par Laure Valentin en autoédition disponible sur Amazon, 2016, Jeunesse, Aventure, Roman.
Résumé :
« Frappe la peur en pleine poire. Sois un véritable ami. Accomplis ton devoir. »
Jeff Madison – attrapeur de rêves, ami fidèle et adolescent intrépide – doit sauver son meilleur ami Rhed d’un sort dévastateur qui lui a été lancé lors de leur dernière visite à Drakmere. Mais depuis ce sombre royaume, deux sorcières maléfiques libèrent sur eux leurs horreurs innommables. Jeff peut-il vaincre les affreuses criatures de Wiedzma et les spectrifiés mangeurs d’hommes de Zorka ? Alors que les criatures de Wiedzma menacent la famille de Jeff et que les zombies de Zorka réclament leur sang, la malédiction de Rhed met sa vie en danger… Le temps lui est compté. En mettant à profit ses dons d’attrapeur de rêves pour sauver ses amis qui ont entrepris le voyage vers la forêt de Drakwood à la recherche d’un remède pour Rhed, Jeff s’enfonce sans le savoir dans les ténèbres profondes. Dans cette nouvelle aventure fantastique pleine d’action, nous retrouvons les courageux guerriers sandustiens, Rig et Madgwick, accompagnés de la sorcière Angie, hilarante et bougonne, et nous faisons la connaissance des nouveaux guerriers Khrow et Horrigan, ainsi que de Watroc, un dragon affamé. En fin de compte, c’est à Angie que reviendra la tâche de négocier pour la vie de Rhed. Réussira-t-elle ou Rhed sera-t-il abandonné à jamais auprès du prince de la forêt de Drakwood ?
Mon avis :
Lorsque je lis de la fantasy, la sensation est différente que lorsque je lis un roman plus "classique". Vous le voyez aux livres que je présente, je lis vraiment toute sorte d'univers. La fantasy me ramène à une époque où l'imaginaire pouvait sembler réel. L'enfance et l'adolescence sont des moments dans une vie où on a besoin de se réfugier dans une lecture, d'avoir des héros auxquels on peut croire, espérer des aventures mystérieuses et haletantes. Jeff Madison réussit à transporter son lecteur dans son univers. Le public cible est le jeune adolescent.
Oui bon, je ne suis pas si vieille après tout... Quoique... :-)
Nous retrouvons dans ce second tome les deux amis Jeff et Rhed.. Du retour de Drakmere, Rhed est tombé malade. Si rien n'est fait pour le guérir, il sera changé en arbre à tout jamais. Pour trouver le remède, Jeff décide de retourner sur les terres sombres et mystérieuses. Dans ce nouveau voyage, il sera accompagné de Rhed et Phoebe. Il retrouve les amis et guerriers qu'il a connu et quitté lors de son précédent voyage, et leur aventure est lancée.
Il est toujours délicat de parler d'un second tome, car j'ai toujours peur d'en dévoiler trop ou trop peu. Malgré tout, il s'agit de littérature jeunesse, donc on se doute que oui, nous y trouverons de l'aventure, de la magie, des rencontres mêlant humour et action. J'ai eu le plaisir de lire le premier tome, "Jeff Madison et les ombres de Drakmere", que j'avais beaucoup aimé.
Je retrouve ici ce que je vous disais du premier tome : le traitement des personnages de façon parfois trop "lisses". Cependant, encore une fois, je ne suis pas le public cible, donc il n'y a pas l'utilité d'approfondir de la même manière la psychologie des personnages. Du fait d'avoir vécu des aventures dans le premier tome, les adolescents gagnent en maturité. Ce qui montre qu'ils avancent aussi sur leur chemin, qu'ils ont appris, grandis.
L'univers de Drakmere est toujours aussi agréable, bien mis en valeur, et les descriptions ne souffrent pas de longues pages de détails. L'auteur a su doser ce point. Elle a également pris le pli de nous replonger directement dans l'aventure. Bernice Fischer joue avec les intrigues dans ce tome, l'agrémente de réflexion en semant, je pense, des indices pour le prochain tome. Elle garde en haleine le lecteur sans alourdir le texte.
On retrouve des thèmes importants dans la littérature pour adolescents : on parlera de dépassement de soi, de courage, de culot aussi, car Jeff usera de malice envers ses adversaires. Cela prête à ridicule, fait rire, mais grincer aussi. L'amitié est importante dans ce tome, plus encore que dans le premier, je trouve : Rhed est en danger, Jeff se surpassera pour l'aider.
Enfin, j'ai apprécié le rythme du livre : l'action est savamment dosée, les intrigues se résolvent ou s'amplifient progressivement. L'écriture de Bernice Fischer est agréable, et encore une fois, cela me ramène à une époque révolue : lorsque les sorcières et les personnages de ces livres venaient hanter mes rêves quand j'étais enfant.
Ah, nous sommes bientôt Halloween...
En bref :
Un second tome réussi, mélangeant les créatures fantastiques au courage du héros. Une lecture jeunesse mêlant la tension et l'humour. À recommander !
De Bernice Fischer, traduit par Laure Valentin en autoédition disponible sur Amazon, 2016, Jeunesse, Aventure, Roman.
Résumé :
« Frappe la peur en pleine poire. Sois un véritable ami. Accomplis ton devoir. »
Jeff Madison – attrapeur de rêves, ami fidèle et adolescent intrépide – doit sauver son meilleur ami Rhed d’un sort dévastateur qui lui a été lancé lors de leur dernière visite à Drakmere. Mais depuis ce sombre royaume, deux sorcières maléfiques libèrent sur eux leurs horreurs innommables. Jeff peut-il vaincre les affreuses criatures de Wiedzma et les spectrifiés mangeurs d’hommes de Zorka ? Alors que les criatures de Wiedzma menacent la famille de Jeff et que les zombies de Zorka réclament leur sang, la malédiction de Rhed met sa vie en danger… Le temps lui est compté. En mettant à profit ses dons d’attrapeur de rêves pour sauver ses amis qui ont entrepris le voyage vers la forêt de Drakwood à la recherche d’un remède pour Rhed, Jeff s’enfonce sans le savoir dans les ténèbres profondes. Dans cette nouvelle aventure fantastique pleine d’action, nous retrouvons les courageux guerriers sandustiens, Rig et Madgwick, accompagnés de la sorcière Angie, hilarante et bougonne, et nous faisons la connaissance des nouveaux guerriers Khrow et Horrigan, ainsi que de Watroc, un dragon affamé. En fin de compte, c’est à Angie que reviendra la tâche de négocier pour la vie de Rhed. Réussira-t-elle ou Rhed sera-t-il abandonné à jamais auprès du prince de la forêt de Drakwood ?
Mon avis :
Lorsque je lis de la fantasy, la sensation est différente que lorsque je lis un roman plus "classique". Vous le voyez aux livres que je présente, je lis vraiment toute sorte d'univers. La fantasy me ramène à une époque où l'imaginaire pouvait sembler réel. L'enfance et l'adolescence sont des moments dans une vie où on a besoin de se réfugier dans une lecture, d'avoir des héros auxquels on peut croire, espérer des aventures mystérieuses et haletantes. Jeff Madison réussit à transporter son lecteur dans son univers. Le public cible est le jeune adolescent.
Oui bon, je ne suis pas si vieille après tout... Quoique... :-)
Nous retrouvons dans ce second tome les deux amis Jeff et Rhed.. Du retour de Drakmere, Rhed est tombé malade. Si rien n'est fait pour le guérir, il sera changé en arbre à tout jamais. Pour trouver le remède, Jeff décide de retourner sur les terres sombres et mystérieuses. Dans ce nouveau voyage, il sera accompagné de Rhed et Phoebe. Il retrouve les amis et guerriers qu'il a connu et quitté lors de son précédent voyage, et leur aventure est lancée.
Il est toujours délicat de parler d'un second tome, car j'ai toujours peur d'en dévoiler trop ou trop peu. Malgré tout, il s'agit de littérature jeunesse, donc on se doute que oui, nous y trouverons de l'aventure, de la magie, des rencontres mêlant humour et action. J'ai eu le plaisir de lire le premier tome, "Jeff Madison et les ombres de Drakmere", que j'avais beaucoup aimé.
Je retrouve ici ce que je vous disais du premier tome : le traitement des personnages de façon parfois trop "lisses". Cependant, encore une fois, je ne suis pas le public cible, donc il n'y a pas l'utilité d'approfondir de la même manière la psychologie des personnages. Du fait d'avoir vécu des aventures dans le premier tome, les adolescents gagnent en maturité. Ce qui montre qu'ils avancent aussi sur leur chemin, qu'ils ont appris, grandis.
L'univers de Drakmere est toujours aussi agréable, bien mis en valeur, et les descriptions ne souffrent pas de longues pages de détails. L'auteur a su doser ce point. Elle a également pris le pli de nous replonger directement dans l'aventure. Bernice Fischer joue avec les intrigues dans ce tome, l'agrémente de réflexion en semant, je pense, des indices pour le prochain tome. Elle garde en haleine le lecteur sans alourdir le texte.
On retrouve des thèmes importants dans la littérature pour adolescents : on parlera de dépassement de soi, de courage, de culot aussi, car Jeff usera de malice envers ses adversaires. Cela prête à ridicule, fait rire, mais grincer aussi. L'amitié est importante dans ce tome, plus encore que dans le premier, je trouve : Rhed est en danger, Jeff se surpassera pour l'aider.
Enfin, j'ai apprécié le rythme du livre : l'action est savamment dosée, les intrigues se résolvent ou s'amplifient progressivement. L'écriture de Bernice Fischer est agréable, et encore une fois, cela me ramène à une époque révolue : lorsque les sorcières et les personnages de ces livres venaient hanter mes rêves quand j'étais enfant.
Ah, nous sommes bientôt Halloween...
En bref :
Un second tome réussi, mélangeant les créatures fantastiques au courage du héros. Une lecture jeunesse mêlant la tension et l'humour. À recommander !
dimanche 17 avril 2016
"La forêt des murmures" - Aurélie Genêt
Par Aurélie Genêt, chez Nats Editions, Aventure, Fantasy, 2016
Résumé :
Tout était sombre.
La forêt n’était plus que noirceur, tel un soir d’été quand un orage violent va s’abattre. D’ailleurs, le bruit qui se dégageait des feuillages agités malgré l’absence de vent assourdissait plus qu’un grondement de tonnerre continu.
Au milieu de cette obscurité surgissaient de partout des rubans d’or éthérés. Ils s’enroulaient autour des troncs, se détendaient, se tordaient en tous sens, laissant dans leur sillage des gerbes étincelantes.
Suivez Amadis dans sa quête de revanche sur les mystérieux mais terribles occupants de La forêt des murmures, les Darlaz.
La forêt n’était plus que noirceur, tel un soir d’été quand un orage violent va s’abattre. D’ailleurs, le bruit qui se dégageait des feuillages agités malgré l’absence de vent assourdissait plus qu’un grondement de tonnerre continu.
Au milieu de cette obscurité surgissaient de partout des rubans d’or éthérés. Ils s’enroulaient autour des troncs, se détendaient, se tordaient en tous sens, laissant dans leur sillage des gerbes étincelantes.
Suivez Amadis dans sa quête de revanche sur les mystérieux mais terribles occupants de La forêt des murmures, les Darlaz.
Mon avis :
Adamis est un jeune homme qui devra faire face dès les premières pages, à une situation qui le conduira à quitter son village, les personnes aimantes qui l'ont accompagné dans la vie, l'univers familier dans lequel il a grandi.
Accompagné de sa fidèle mule blanche, il arrive à Sagois, ville qui sera pour lui source de révélation importante. Mais avant d'y arriver, il devra faire face à l'attaque des Darlaz alors que lui et ses accompagnateurs coupaient en pleine forêt. Il fera connaissance avec Elrène, chef de cette population.
Au fur et à mesure de l'aventure, Adamis fait face à de nombreux choix qu'il devra prendre : mais est-il prêt à les faire ? En a-t-il les ressources ?
Difficile de résumer ce livre sans risquer de trop en dévoiler, car même court, il est si bien travaillé que nous sommes embraqués dans l'intrigue dès les premières pages. Nous retrouvons d'ailleurs tous les thèmes chers à la fantasy, mais sans sombrer dans le "Dark" : l'imaginaire, mais aussi cette atmosphère médiévale. Cela sert parfaitement l'histoire, car à certains moments, j'aurais pu penser lire un récit dont l'intrigue se déroule au moyen-âge.
L'ambiance générale du livre n'est pas sombre, mais est à chaque moment ponctuée d'incertitude. On le ressent davantage dans les moments où Adamis se retrouve au côté de sa mule blanche, repère important pour lui. Je ne comprenais pas pourquoi l'auteur insistait régulièrement sur la blancheur de la mule, mais lorsqu'un nœud de l'histoire est dénoué, chaque pièce du puzzle s'assemble.
Le livre regorge de descriptions, sans être lourd Elles permettent au contraire de bien cerner les lieux, de leur donner vie et de les "voir" durant la lecture. Ainsi, la Forêt des murmures, les châteaux, la crypte sont des personnages tout aussi bien présentés que les protagonistes principaux. Le souci du détail demeure entier.
Aurélie Genêt utilise la langue française à la perfection et de façon précise, et chaque phrase est rédigée sans précipitation. C'est d'ailleurs l'un des plaisirs du livre : du début à la fin, il n'y a pas de changement de style ni de répétition ou de précipitation dans le texte. Au contraire, les scènes sont bien travaillées et permettent aux lecteurs de rester concentré dans le texte.
Je suis restée parfois perplexe lors de certains dialogues : certains passages étaient parfois "trop bien tournés" et on sentait moins de spontanéité dans ces dialogues. L'effet moyenâgeux.
Les personnages sont décrits moins dans leur physique que dans leur personnalité. C'est d'ailleurs ce que j'ai le plus apprécié dans cette description : l'auteur permet donc au lecteur de se les représenter. Elle précise des points précis comme le regard, la couleur des cheveux, sans entrer dans une description trop appuyée. Leur caractère par contre est bien décrit, autant dans leurs actes que leur parole. Avant qu'Adamis ne possède toutes les cartes en main, son comportement était semblable à chaque adolescent : spontané et pas toujours réfléchi. Mais c'est aussi ce qui fait qu'on s'y attache.
Une lecture agréable, d'un niveau littéraire élevé et précis. Premier récit que je découvre de l'auteur, à qui j'en veux personnellement de cette fin, en toute bienveillance. Elle ose laisser le lecteur dans un tel état qu'une suite est obligatoire pour répondre à toutes les questions qui sont nées. :-)
Accompagné de sa fidèle mule blanche, il arrive à Sagois, ville qui sera pour lui source de révélation importante. Mais avant d'y arriver, il devra faire face à l'attaque des Darlaz alors que lui et ses accompagnateurs coupaient en pleine forêt. Il fera connaissance avec Elrène, chef de cette population.
Au fur et à mesure de l'aventure, Adamis fait face à de nombreux choix qu'il devra prendre : mais est-il prêt à les faire ? En a-t-il les ressources ?
Difficile de résumer ce livre sans risquer de trop en dévoiler, car même court, il est si bien travaillé que nous sommes embraqués dans l'intrigue dès les premières pages. Nous retrouvons d'ailleurs tous les thèmes chers à la fantasy, mais sans sombrer dans le "Dark" : l'imaginaire, mais aussi cette atmosphère médiévale. Cela sert parfaitement l'histoire, car à certains moments, j'aurais pu penser lire un récit dont l'intrigue se déroule au moyen-âge.
L'ambiance générale du livre n'est pas sombre, mais est à chaque moment ponctuée d'incertitude. On le ressent davantage dans les moments où Adamis se retrouve au côté de sa mule blanche, repère important pour lui. Je ne comprenais pas pourquoi l'auteur insistait régulièrement sur la blancheur de la mule, mais lorsqu'un nœud de l'histoire est dénoué, chaque pièce du puzzle s'assemble.
Le livre regorge de descriptions, sans être lourd Elles permettent au contraire de bien cerner les lieux, de leur donner vie et de les "voir" durant la lecture. Ainsi, la Forêt des murmures, les châteaux, la crypte sont des personnages tout aussi bien présentés que les protagonistes principaux. Le souci du détail demeure entier.
Aurélie Genêt utilise la langue française à la perfection et de façon précise, et chaque phrase est rédigée sans précipitation. C'est d'ailleurs l'un des plaisirs du livre : du début à la fin, il n'y a pas de changement de style ni de répétition ou de précipitation dans le texte. Au contraire, les scènes sont bien travaillées et permettent aux lecteurs de rester concentré dans le texte.
Je suis restée parfois perplexe lors de certains dialogues : certains passages étaient parfois "trop bien tournés" et on sentait moins de spontanéité dans ces dialogues. L'effet moyenâgeux.
Les personnages sont décrits moins dans leur physique que dans leur personnalité. C'est d'ailleurs ce que j'ai le plus apprécié dans cette description : l'auteur permet donc au lecteur de se les représenter. Elle précise des points précis comme le regard, la couleur des cheveux, sans entrer dans une description trop appuyée. Leur caractère par contre est bien décrit, autant dans leurs actes que leur parole. Avant qu'Adamis ne possède toutes les cartes en main, son comportement était semblable à chaque adolescent : spontané et pas toujours réfléchi. Mais c'est aussi ce qui fait qu'on s'y attache.
Une lecture agréable, d'un niveau littéraire élevé et précis. Premier récit que je découvre de l'auteur, à qui j'en veux personnellement de cette fin, en toute bienveillance. Elle ose laisser le lecteur dans un tel état qu'une suite est obligatoire pour répondre à toutes les questions qui sont nées. :-)
En bref :
Une lecture qui permet de se promener dans l'imaginaire. Quel plaisir de se plonger dans ce monde! L'auteur a un talent certain pour raconter les histoires.
lundi 17 août 2015
"L'Epouvanteur, tome 1 : L'apprenti-épouvanteur" - Joseph Delaney
De Joseph Delaney, édition Bayard Jeunesse, 2005, Jeunesse, fantasy, héroic fantasy
Résumé :
" L'Epouvanteur a eu de nombreux apprentis, me dit maman. Mais peu ont achevé leur formation. Et ceux qui y sont parvenus sont loin d'être à la hauteur. Ils sont fragiles, veules ou lâches. Ils se font payer fort cher de bien maigres services. Il ne reste que toi, mon fils. Tu es notre dernière chance, notre dernier espoir. Il faut que quelqu'un le fasse. Il faut que quelqu'un se dresse contre les forces obscures. Tu es le seul qui en soit capable. " Thomas Ward, le septième fils d'un septième fils, devient l'apprenti de l'Epouvanteur du comté. Son maître est très exigeant. Thomas doit apprendre à tenir les spectres à distance, à entraver les gobelins, à empêcher les sorcières de nuire... Cependant, il libère involontairement Mère Malkin, la sorcière la plus maléfique qui soit, et l'horreur commence...
Mon avis :
Dans la digne lignée des livres d'aventure, celui ci nous transporte dans un univers emprunt de légende et de mythe. Une plongée direct dans l'imaginaire de Joseph Delaney : à la fois prometteur et addictif.
Découvert il y a peu, je m'étonne encore une fois de ne pas avoir eu l'occasion de lire ce livre plus tôt : placé dans la catégorie jeunesse, je me suis surprise à rester attachée à mon livre jusqu'à en connaître le dénouement. Avec une plume à la fois fluide et pertinente, je ne me suis pas alanguie durant certain passages, et les moments de tensions étaient contés avec brio car je ne me suis pas sentie lésée au moment de ma lecture. Bien au contraire, j'apprécie la fin de ce premier tome pour l'ouverture vers d'autres aventures mais pour avoir su clore une partie de l'intrigue en laissant l'imagination faire le reste.
Nous suivons Thomas Ward, appelé Tom, qui est le septième fils d'un septième fils. Ce détail a par ailleurs toute son importance dans l'histoire. Il est choisit pour devenir l'apprenti Epouvanteur, et possède également une particularité : voir ce qui ont par exemple trouvé la mort, en face de chez lui sur la colline du Pendu.
Il va suivre son maître jusqu'à la ville de Chippenden et débuter son enseignement par la découverte d'une vie solitaire, en reclus malgré l'appréciation du travail de l'Epouvanteur : à la fois respecté et craint, personne ne s'approche de sa maison qui fait à la fois office de maison, mais aussi de "prison" aux sorcières se trouvant enterrée dans son jardin.
Il rencontrera une jeune fille, du nom d'Alice qu'il pense être une sorcière qui l'aide lorsqu'il se retrouve en mauvaise posture auprès des garçons du village. Mais la contrepartie est terrible et oblige le jeune apprenti à mettre en pratique ses premiers enseignements. Son maître a commencé à lui enseigner les prémices des connaissances nécessaires à être Epouvanteur. Mais plus important, il lui offre un cahier relié en cuir où il notera lui même ses propres découvertes. Ainsi, les leçons théoriques trouvent un écho à ce que va vivre Tom.
Bien que le livre soit catalogué "livre jeunesse", j'ai trouvé un plaisir non dissimulé à me plonger dans un univers épique, rempli de songes hantés, de sorcières fantômes et autres créatures étranges. Le plus de ce livre est en effet d'éviter de raconter une histoire "propre" : on traine dans la boue, on survit durement et on fait face aux intempéries. Livré aux affres de la Nature, on en fait une alliée lorsqu'il s'agit de survivre, ou de combattre.
La mise en place de l'intrigue est menée de telle façon qu'on a l'impression d'en être le héros : on suit Tom, on devient nous même un peu son compagnon.
L'apprentissage n'est pas linéaire, et j'ai apprécié la façon dont l'auteur a su montrer l'importance du courage et de la force intérieure : même munie de la meilleure arme, si nous ne montrons pas de logique ou de réserve, la force brut ne sert à rien. Joseph Delaney pose les premières pierres d'une épopée, et je pense prendre plaisir à découvrir les aventures de Tom : ce premier tome laisse plusieurs questions en suspend, et la suite de la lecture promet d'être remplie de surprises.
De plus, la tension du livre m'a souvent nouée l'estomac et j'ai fébrilement tourné les pages, espérant en mon for intérieur découvrir encore plus de cet univers incroyable.
En bref :
Une découverte très agréable, un univers mystique rempli de sorcières et de magie noires. Un livre jeunesse qui a tout d'un grand!
mardi 19 mai 2015
"Le géant enfoui" - Kazuo Ichiguro. Coup de coeur
De Kazuo Ichiguro, éditions Les Deux Terres, 2015, Fantastique, héroic fantasy, aventure, romance.
Résumé :
Axl et Beatrice vivent un amour constant qui a résisté aux années. Ils décident de faire un voyage pour rejoindre leur fils, parti depuis longtemps. De nombreux obstacles se dressent sur leur chemin, parfois étranges, parfois terrifiants, et mettent leur amour à l'épreuve. Leur parcours est une métaphore de nos vies à tous.
Dix ans après Auprès de moi toujours, Kazuo Ishiguro revisite, dans Le Géant enfoui, les thèmes shakespeariens qui traversent son ouvre : la mémoire et l'oubli, la confiance et la haine, la vengeance et la justice. L'histoire d'Axl et Beatrice, une allégorie du monde moderne, est dores et déjà un monument de la littérature.
Mon avis :
Dans une atmosphère romanesque, emplie de légende, Kazuo Ichiguro nous invite à nous plonger dans un questionnement profond sur la mémoire : qui sommes nous, quelle est notre nation? Comment notre esprit fait la part des choses entre ce dont il se souvient et ce qu'il oublie? Est ce que les faits les plus négatifs de notre vie méritent de rester dans notre mémoire ou mieux vaut il les oublier afin d'avancer vers un mieux être et un monde serein?
Entre La légende du roi Arthur et Le Seigneur des anneaux, Le Géant Enfoui est également l'histoire d'une quête, où l'amour, le sentiment d'appartenance et la fratrie sont importants. Complexe dans son ensemble, le livre ne laisse pas de marbre tant il pose des questions.
Nous allons suivre Axl et Béatrice, un couple de personnes âgées et sans âge. Il vive dans un village où chaque personne a un rôle et une fonction. Béatrice fait la connaissance d'une femme aux abords du village qui la conduit à se poser la question de ses souvenirs : ces derniers, éparses, s'effacent doucement. Ayant peur d'en oublier jusqu'à son existence, elle convainc son époux, Axl, d'entreprendre un voyage, de village en village pour aller voir leur fils. Ce dernier a quitté sa famille de nombreuses années auparavant et ils souhaitent à présent le revoir, avant de l'oublier. Ils sont Bretons.
Durant leur périple, ils rencontrent dans un village Saxon Wistan, un guerrier qui a arraché à des ogres un garçon Edwin. Ce dernier, un adolescent, est renié par les siens à cause d'une étrange morsure sur son torse reçue lors du combat qu'a mené Wistan. Le couple accepte de faire route avec eux afin de conduire le jeune Edwin dans un village où il ne sera pas inquiété par les superstitions.
Leur chemin, de montagnes en vallées, de forêts en sous bois, leur fait rencontrer le chevalier Gauvin. Ce dernier est le neveu du grand roi Arthur qui lui a confié comme mission de tuer le dragon Querig qui sévit dans la région.
Souffrante d'un mal la faisant boiter, Béatrice souhaite poursuivre leur voyage en passant par un monastère, afin de rencontrer le moine Jonus pour qu'il puisse soigner ses douleurs. De là, les péripéties deviennent bien plus sombres. Les protagonistes comprennent alors les raison des pertes de mémoire des populations entières : car parfois ce qui a été dis une heure avant est perdu dans les limbes de l'oubli.
Un amour inconditionnel uni Axl et Béatrice. Sans que cela épique, impossible ou incroyable, ils ont conscience que l'un sans l'autre ils n'y arriveront pas. Soutenant toujours Béatrice, Axl fait fi des souvenirs qui lui reviennent progressivement et ne dévoile à sa bien aimée aucun trouble ni animosité. Une belle histoire à mon sens, et une fin... A découvrir.
Outre cette histoire d'amour dont on parle dès la quatrième de couverture, cette épopée arthurienne est envoutante, entêtante et très addictive. On peut être choqué ou troublé tout du moins par ce Haut Moyen Age, car on ne s'attend pas à ce genre d'histoire. J'avoue même qu'au début il faut un petit temps d'adaptation, mais le premier chapitre passé, on ne parvient plus à poser ce livre.
Empreint de réalité tout comme de fantastique, ce roman a tout d'une aventure : les combats d'épée, le dragon, le chevalier en armure... Mais le tout est raconté sans rage, avec minutie. On apprécie d'autant plus les scènes de combat à l'épée, car tel une caméra miniature, on suit chaque mouvement, chaque contraction musculaire et chaque oscillation de la lame.
Loin du Trône de Fer de Georges RR Martin et du Seigneur des anneaux de JRR Tolkien, Le Géant Enfoui s'en rapproche malgré tout : il y a un mystère envoutant à vouloir créer une mythologie de l'Angleterre.
Le thème le plus important du livre reste à mon sens le Souvenir : depuis de longues années, la région est en proie à l'oubli. Béatrice a surnommée ce phénomène une Brume qui retire les souvenirs. L'enjeu est donc de les retrouver. Mais Béatrice, en le souhaitant, a en même temps une peu car les mauvais souvenirs, méritent ils d'être retrouvé? Est ce que cela aura un impact sur les relations avec Axl?
Lorsque j'ai refermé le livre, je l'ai embrassé! Oui je suis folle, mais j'ai été tellement enchantée de vivre cette histoire, tellement admirative de ces enjeux et surtout de la clairvoyance dont fait part tous les personnages.
Kazuo Ichiguro a mis 10 ans a l'écrire. Et Jusqu'à la fin il m'aura tenu en haleine, parfois avec ardeur, parfois avec mélancolie. Je suis si triste qu'il soit terminé...
En bref :
Un coup de cœur tellement j'ai aimé découvrir cette atmosphère brumeuse et enveloppante. Une histoire qui tient en haleine et qui donne envie de garder précieusement ses souvenirs...
lundi 6 avril 2015
"Aeternia, tome 1 : La marche du prophète" - Gabriel Katz
De Gabriel Katz, édition Scrineo, Fantasy
Résumé :
Leth Marek, champion d'arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu'il connaît à peine. C'est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu'il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu'il croise la route d'un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l'ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l'on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s’entre dévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang. Le plus violent des combats est celui que l'on mène contre ses propres croyances.
Mon avis :
Aux premières pages d'Aeternia, j'ai été ravie de me retrouver dans une atmosphère de "déjà connue". En effet, cela me faisait penser aux livres de Karen Miller : "Impératrice de Mijak", ainsi que celui d'Ange : "Ayesha". Ce dernier est en passant une merveille que j'ai adoré ! En effet, je qualifie ce style de "fantasy médiévale" car on se retrouve toujours dans une ambiance similaire à cette époque, comme immergé dans un monde parallèle.
Le décor tient la route, des plaines en château à la cité de Kyrenia : les descriptifs sont très visuels, et on ne se perd pas inutilement dans des détails fastidieux. Ici, l'auteur le dresse en s'appuyant sur les éléments que l'on imagine aisément si nous regardions la scène en face. Un plus indéniable car cela capte l'œil, l'ouïe et l'imaginaire.
On accompagne les protagonistes, avec envie et bienveillance. Les personnages sont singuliers, présentés sans atours, dans un souci de réalisme. Ainsi, les mesquineries des religieux, la perfidie d'autres sont bien amenées et bien qu'on ne les apprécie pas, on s'y attache et on aime les détester. Les "méchants", sont méchants, et les "gentils" le sont lorsque l'on se place de leur côté. Tout est question de point de vue et de comment celui ci est apporté. On note également que la complexité des personnages tient en leurs choix pour survivre, aucun manichéisme là dedans.
J'ai beaucoup ri durant ma lecture : certains dialogues sont un régal!
Cependant, l'intrigue ne capte pas par une intensité et un suspens croissant. Il nous tient par un savant mélange de régularité et de cohérence : on s'intéresse aux personnages, on veut en apprendre plus sur eux. Dans ce genre de lecture, on s'attend à voir des morts, des massacres, des exactions et des crimes. Ici au contraire, Gabriel Katz parvient avec brio à ne semer que des indices. Mais cette régularité fascine, tout comme la perversion politique de ces religieux.
Comment ne pas repenser à ce qu'a vécu la France et de nombreux pays et peuples ces dernières semaines avec ces attentats...
Mais le génie de l'auteur réside à la fin du livre, où il n'a besoin que de 2 ou 3 pages pour finir tel un couperet ce premier volume. Car on peut s'attendre à tellement de scénarii possibles, lorsque se présente à la toute fin un scénario dont on n' avait même pas effleuré la possibilité, alors oui, la lecture est réussie, le suspens sans nom.
Et j'irai plus loin en disant que Gabriel Katz fait parti de ces "auteurs sadiques" qu'on adore, qui aiment torturer leurs lecteurs pour leur bien! Car j'ai hâte de me plonger dans les prochaines pages du futur tome et de découvrir les livres de cet auteur...
Une lecture à découvrir !
Un mot sur l'objet livre : une magnifique couverture d'Aurélien Police. Très représentative du contenu.
En bref :
Très bon! On en demande encore!
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