mercredi 17 août 2016

"Une fille et un flingue" - Ollivier Pourriol



Merci aux éditions Stock et à NetGalley pour cette découverte de la rentrée littéraire.
D'Ollivier Pourriol, aux éditions Stock, sortie prévue le 24 aout 2016, Contemporain, Cinéma, Rocambolesque



Résumé :



« Dans la vie, on a le droit de tout rater, du moment qu’à la fin ça fait une bonne histoire. Il y a une manière de raconter ses échecs, si on s’y prend bien, qui peut les transformer en succès. Je ne vous parle pas de mentir, mais de bien choisir ses mots. Un film c’est un hold-up. »
Aliocha, Dimitri, deux frères, un désir : faire un film. Étudiants en cinéma, très fauchés, un peu voyous, ils sortent de nulle part et ne comptent pas y retourner. Armés d’un téléphone portable et de leur seul culot, ils racontent leur coup de poker, joué en plein festival de Cannes, avec la complicité involontaire de deux stars internationales, Catherine D et Gérard D, et du mythique Jean-Luc G. Imposteurs ou petits génies ? L’histoire jugera...



Mon avis :



Dimitri et Aliocha Koulechov sont deux frères. L'un est plus dans la réflexion, l'autre aime l'action et aller droit au but. Ils sont, tous les deux, élèves à la Cité du cinéma et leur professeur est un certain... Luc Besson ! Leur but est de mettre en application ce qu'ils ont appris, mais aussi ce qu'ils ont envie de raconter en réalisant leur premier film. Mais un film, c'est aussi synonyme d'argent : sans un sou, ils mettent toutes leurs chances de leur côté pour réaliser leur rêve.
Le script ? Monter un "vrai/faux" braquage avec l'une des actrices les plus emblématiques du cinéma français : Catherine Deneuve, sous la réalisation de Jean-Luc Godard. Mais le film sera réalisé à l'aide d'un téléphone portable : du génie ou de l'absurde.


    J'ai eu du mal à entrer dans les premières pages du livre, car je ne parvenais pas à comprendre les différentes situations qui se déroulaient. L'auteur a été fin d'ailleurs, car en étant perdue, j'ai voulu comprendre. J'ai bien fait de m'accrocher, car le plaisir de la lecture en a été décuplé.
    Tout d'abord par l'originalité de l'histoire : un film dans un film, alors qu'il s'agit d'un livre. Des monologues bien pensés, des dialogues posés, mais avec une dose d'absurde qui l'histoire dramatique et comique à la fois. J'insiste surtout pour la vision de l'histoire : au fil de la lecture, le film se déroulait devant moi, surtout lorsque Catherine Deneuve était dirigée, et j'ai adoré ce passage, à la fois simple, mais haletant.


    Tout au long du livre, les frères Koulechov vont rencontrer des personnes influentes du cinéma : producteurs, acteurs... Gardant la tête sur les épaules, ils avaient toujours en tête leur projet. J'ai aimé cette critique du cinéma, ou plutôt de ceux qui le font : sans moquerie et sans être négatif, Olivier Pourriol donne une image sans concession de ces personnes qui font la pluie et le beau temps du cinéma. J'ai adoré cette partie très critique. Mais au final, il les humanise beaucoup, en montrant leur faille. Je garde en mémoire ce dîner, où Gérard Depardieu est à son image : franc, brut, grandiose dans ses répliques : il touche la corde sensible, le sait, et garde le doigt dessus.


    Une belle découverte pour cette rentrée littéraire, avec un livre qui rend hommage au cinéma, car même si on y sent de la critique, on y sent aussi beaucoup de respect, pour ces personnes qui parfois, sans moyen, font des choses extraordinaires ! Un livre dont le ton est original et dont l'histoire abracadabrantesque fait passer un bon moment, même si les débuts étaient un peu laborieux.

    Même si on y parle de braquage, ce n'est pas ce qu'on retient le plus de cette lecture : le ton de l'auteur, l'envie d'aller au bout de ses rêves. Même si en l'achevant, j'ai mis du temps à départager les responsabilités de chacun.


En bref :


Ajustement de la lumière, script qu'il faudra jouer en une prise et l'impression de lire le film. Une belle réussite.

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