lundi 18 mars 2019

"Pavor Nocturnus" - Marilina Cavaliere, Letizia Iannaccone




De Marilina Cavaliere, Letizia Iannaccone, éditions Seuil Jeunesse, Jeunesse, 2016

Résumé :

Pavor est un petit garçon comme les autres, enfin presque… Sa maman l'a un peu trop prévenu des risques qu'il y a à se frotter aux autres enfants de son âge : attraper des poux, d'horribles rhumes morveux, se faire mordre par un voisin enragé... Résultat, Pavor se lave les mains dix fois par jour et ne fréquente personne. Mais voilà qu'un jour ça ne tourne plus rond. Pavor se met à hurler la nuit et fait d'horribles cauchemars.
Et il a beau se laver les mains plus que jamais, ça ne change rien. Alors Pavor et sa maman vont consulter un médecin et celui-ci prescrit un traitement étonnant. Sur son ordonnance, il a écrit des choses comme "lier connaissance, rêver les yeux ouverts, adopter un animal petit ou gros, prendre l'air, contempler la vie d'en haut"... Et ça marche !

Mon avis :

    Pavor est un petit garçon comme les autres... ou presque. Il suit tous les conseils de sa maman pour se protéger : pas de fruits à pépins, ne pas se salir, s'asseoir seul pour éviter que les autres ne le contaminent avec la grippe ou les poux. Malgré toutes les précautions pour éviter tous les dangers et les maladies, il est en proie à une maladie qui l'amène à rencontrer un médecin : il est en proie à des nuits épouvantablement cauchemardesque. Le docteur ne connaît pas la maladie et l'appelle alors Pavor Nocturnus, le mal de Pavor. Il lui donne un traitement de cheval : jouer en plein air, faire connaissance, rêver les yeux ouverts et encore plein de bons conseils qui lui permettront de faire face à ces cauchemars. 


   Quand on est parent, ce qui nous importe le plus c'est la sécurité, le bien-être et le bonheur de nos enfants. Mais il faut éviter de tomber dans l'excès et la surprotection. Je serais mal avisée de porter une quelconque critique sur le mode éducatif que chacun choisi pour son enfant, mais le bon sens veut que les excès ne soient jamais opportuns. 
    Pavor Nocturnus signifie terreur nocturne. Pour en avoir vécu avec mon fils, je ne peux que vous partager le désarroi, la culpabilité, la solitude et l'incompréhension qui accompagne ces crises de pleurs, de cris et de terreur qui apparaissent et disparaissent d'un coup. C'est effrayant, on se sent inutile et à la fin de la terreur, je ne pouvais que le bercer dans mes bras.

    C'est un livre à la fois utile aux parents et aux enfants. Nous ne pouvons pas empêcher les enfants d'être des enfants : ils vont se salir, faire des bêtises, tomber malades... Nous serons là au mieux pour les accompagner, les aider à grandir et les protéger. Nos paroles affectent nos enfants d'une façon ou d'une autre. Je n'apprécie pas forcément voir mon fils revenir du parc tout sale et parfois les vêtements abîmés et les ongles bien sales... Mais quand il me raconte l'aventure qu'il a vécue entre les cordages et les enfants, cela valait le coup !

    Les dessins sont superbes, mon fils a apprécié le réalisme et moi ces traits très fins. Les couleurs peuvent paraître ternes, mais elles vont bien à l'histoire. Pavor est un enfant anxieux, l'ambiance générale de l'album est bien respectée. Les touches colorées attirent l'œil et c'est un plaisir de lire et relire cette histoire. On ne voit jamais la maman dans le dessin. Elle est présente dans le texte, mais le personnage principal reste l'enfant.


En bref :

Une belle histoire pour aborder l'anxiété, nous parler de la surprotection et qu'un enfant reste un enfant avec ses jeux et ses découvertes, qu'en tant que parent, on peut le protéger de beaucoup de choses, mais pas de tout... Très bel album !

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